La culture judo

La culture judo

«  La culture judo est au même titre que les résultats sportifs, au cœur de l’image publique du judo français… La culture judo se transmet au quotidien, dans un échange permanent ».

Michel Brousse, Vice-président de la FFJDA.


 

ANALYSE CULTURELLE DE L’ACTIVITE

La culture judo

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Les principes du judo

Jigoro KANO instaure trois principes :

  • JU, ou capacité d’adaptation : un principe qui invite à ne jamais s’opposer physiquement mais à rendre fluide, précis et efficace l’ensemble des gestes de Tori et de Uke pour atteindre un véritable contrôle du mouvement, du rythme, de l’équilibre et des forces.
  • SEIRYOKU ZENYO que l’on peut traduire par « la meilleure utilisation de l’énergie » : il s’agit d’utiliser l’action ou l’intention du partenaire à son profit, dans un souci d’efficacité maximum.
  • JITA KYOEI, ou “entraide et prospérité mutuelle” : la pratique du judo nécessite de se rendre disponible pour l’autre, d’être à son écoute dans la recherche de progrès. La présence du groupe est bénéfique à la progression de chacun, les progrés individuels passant par l’entraide.
Les valeurs véhiculées

Particularité du code moral, condensé du bushido (ancien code d’honneur des samouraïs), qui oriente le judo vers une bienséance morale et philosophique et le singularise par rapport aux autres sports : l’amitié, le courage, la sincérité, l’honneur, la modestie, le respect, le contrôle de soi et la politesse.

De plus, quel que soit le grade passé, le judoka est apprécié sur trois critères :

  • Valeur morale : SHIN (esprit conforme au code moral du judo)
  • Valeur technique : GI (technicité)
  • Valeur corporelle : TAI (forme de corps, esprit de compétition)
Le lieu de pratique et les symboles

Le Dojo :

Lieu de pratique, où l’on étudie la voie, en forme de carré ou de rectangle ; chaque côté du dojo est placé en fonction d’un point cardinal et revêt une fonction bien précise :

  • KAMIZA ou SHOMEN (côté Nord) : côté mur où est accroché le portrait de J.KANO, place du professeur qui se place dos au Kamiza
  • JOSEKI (côté Est) : place des assistants du professeur
  • SHIMOZA (côté Sud) : place des élèves lors du salut, dos au Shimoza
  • SHIMOSEKI (côté Ouest) : place réservée aux visiteurs

salut

Le Salut :

Il est utilisé en signe de respect des lieux (Dojo et Kamiza), des pratiquants (partenaires et adversaires – avant et à la fin d’une séquence de travail-) et du professeur (début et fin d’un cours). Il existe deux manières de saluer :

  • Zarei : salut à genoux
  • Ritsurei : salut debout

Saluer un adversaire marque une notion de respect, d’humilité et par ce geste symbolique on est prêt à s’engager sincèrement dans l’exercice et à respecter les règles de la discipline.

En plus de ces valeurs, le salut collectif au début d’un cours représente un moment de transition entre le monde extérieur et la parenthèse que l’on s’accorde pour pratiquer ; le salut de fin permet un retour au calme, une prise de conscience de son état corporel pour opérer une seconde transition et reprendre sereinement ses activités de la vie quotidienne.

Le Judogi :

Ce vêtement indispensable à la pratique du judo se décline en deux couleurs, le blanc et le bleu. Le blanc symbolise l’uniformité, l’égalité de tous devant l’effort. Le bleu est utilisé lors des compétitions nationales 1ère division et internationales pour différencier visuellement les deux judokas.

Depuis Janvier 2014, le premier appelé endosse le judogi blanc pour éviter de voir les meilleurs mondiaux situés en haut d’un tableau de compétition triompher avec une couleur bleue jugée moins traditionnelle. Au niveau local, cela se traduit par le port de la ceinture rouge désormais destinée au deuxième appelé.

Les grades et la ceinture noire :             

De la ceinture blanche à la marron, les grades sont appelés Kyus. Cette dénomination a pour objectif de spécifier l’évolution des ceintures de couleurs. La ceinture blanche représente le 9ème Kyu, la ceinture marron le 1er Kyu. En France, il existe également des ceintures bicolores qui permettent d’attribuer un grade à chaque âge. Ainsi, on peut débuter le judo à 4 ans (9ème Kyu), passer la ceinture blanche-jaune à 7 ans (8ème Kyu), et obtenir un grade supplémentaire par année de pratique jusqu’à la ceinture marron (14 ans).

A partir de 15 ans, le passage de la ceinture noire (1er dan) nécessite la présentation des trois première séries du Nage-no-kata (Te waza, Koshi waza et Ashi waza) et la validation d’un test-compétition (Sho-dan) qui nécessite l’obtention de 50 points ou de 100 points sur un total cumulé.

La ceinture noire confère à celui qui la porte un prestige certain et permet de réaliser les actions suivantes :

–       Possibilité d’accéder aux grades supérieurs jusqu’au 6ème dan
–       Devenir enseignant : assistant club, puis diplômé d’état à partir du 2ème dan
–       Continuer à pratiquer en compétition (intégration éventuelle des structures fédérales), ou en loisir
–       Devenir commissaire sportif ou arbitre départemental
–       Accéder à la fonction de dirigeant élu
–       Rôle symbolique de la ceinture noire : quel est-il pour vous ?

Le Mondo et le Kagami Biraki :

Le Mondo incarne un temps de discussion privilégié entre un professeur et ses élèves, et permet de transmettre un message propre à la culture de la discipline et à son vécu empirique. Par ailleurs, la culture commune partagée par les judokas se cristallise lors des traditionnelles cérémonies des vœux appelées Kagami biraki.

Vocabulaire complémentaire :

–       Ne-waza : travail au sol
–       Tachi-waza : travail debout
–       Osae-waza : travail d’immobilisation
–       Kansetsu-waza : travail de clé de bras
–       Shime-waza : travail d’étranglement
–       Tokui-waza : technique favorite, « spécial »


Un peu d’histoire

La culture Judo

– Les principes du Judo
– Les valeurs véhiculées
– Le lieu de pratique et les symboles

Les règles d’arbitrage

– L’évaluation des techniques
– Les pénalités
– L’avantage décisif
– Les temps de combat par catégorie d’âge
– En guise de conclusion

Analyse de ses ressources

– Définition de l’activité
– Les ressources sollicitées
– Les méthodes d’entraînement

– Les différents Katas
– Qu’est-ce qu’un système d’attaque ?
– Comment définir son système d’attaque ?

Gérer ses efforts, son hygiène de vie, connaître les conduites à risque

–  La gestion de son entraînement
–  La notion de récupération
–  L’alimentation du sportif
–  Les dérives du sport de compétition

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